Episode 4
Episode 4
Titre : Une copie conforme
Résumé de l’épisode précédent :
Zia a enfin retrouvé Esteban et Tao. Ils sont maintenant retenus prisonniers par un descendant de l’Empire de Mû. Mendoza, Sancho et Pedro se sont fait emmener, on ne sait où, tout comme le grand condor mystérieusement disparu On apprend de la bouche du Capitaine de Vaca que Francisco Pizarro aurait capturé un autre enfant possédant aussi un médaillon. Juan de Vaca, toujours sur la piste de la jeune Inca a découvert un village…
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Le capitaine Juan de Vaca, l’Amiral et le marin déambulent dans le village.
-Ça me rappelle les constructions que l’on peut voir au Pérou. (L’Amiral)
Ils voient, derrière l’une des maisons, un homme parterre sur le ventre. Ils courent vers lui et s’agenouillent à sa hauteur.
-Il est complètement froid. (A)
Il remarque une tâche de sang sur le sol. Juan lève la tête et regarde les alentours.
-Qui a pu lui faire ça ? (Juan)
-Visiblement, on lui a pris ces vêtements, regardez il est plus hâlé au niveau du cou que sur le dos. (L’Amiral)
-Tu as raison. (Juan)
Juan se redresse. En restant sur ces gardes, il se dirige vers l’une des huttes. L’horreur s’exprime sur son visage.
-Oh ! Venez voir !
Dans la cellule où se trouve Esteban, Zia et Tao : Le Grand Prêtre arrache le talisman des mains d’Esteban.
-Alors voici ce qui enclenche le condor, nos ancêtres étaient vraiment ingénieux.
Tao lance un regard destructeur en direction d’Esteban.
-Tu n’aurais pas pu attendre avant de le sortir ? (T)
-A quoi ça va lui servir de toute façon ? (E)
-Il a peut-être menti ! (T)
-Non, rassure-toi, Tao, nous ne sommes pas en possession du Condor, mais nous avions essayé de comprendre son fonctionnement sans grande réussite. (GP)
-Comment est-ce possible, vous êtes des descendants de l’Empire de Mû, oui ou non ? (Z)
-Bien entendu, mais une grande partie du savoir de nos ancêtres ne nous est pas parvenu. (GP)
-Je suis sûr que vous mentez. (T)
-Peu importe ce que vous pensez. (GP)
Il se dirige vers la sortie.
-Où sont ceux qui m’accompagnaient ? (Z)
Le Grand Prêtre tourne la tête.
-Ils seront tués, comme toutes les personnes qui ont vu une cité d’or…
-Tués, mais ils n’ont pas vu les Cités d’or ! (E)
-Bien essayé, mon garçon, mais deux d’entre eux m’ont affirmé le contraire. (G)
-Pff Sancho et Pedro, ils ne peuvent pas s’empêcher de parler. (T)
Le Grand Prêtre sort de la pièce.
-Il faut faire quelque chose ! (E)
-Que pouvons-nous faire, nous sommes coincés ici. (Z)
Tao est songeur.
-J’ai laissé mon précieux livre dans le condor…(T)
-Quoi ? (E)
-Hé je ne pouvais pas savoir qu’on allait nous le voler. (T)
-Nos médaillons, le Grand Condor et maintenant ton livre des anciens, notre nouvelle quête ne commence pas très bien. (Z)
De Vaca, l’ Amiral et le marin s’éloignent du village.
-Ils étaient au moins 5. (JV)
-Qui a pu commettre un tel massacre ? (M)
-On ferait peut-être mieux de ne pas moisir ici. (A)
-Je dois savoir si Zia est revenue sur l’île, nous resterons le temps qu’il faudra. (JV)
Le soleil se couche. Juan et ses marins sont de retour sur le galion. Il s’adresse à son équipage.
-Demain, nous inspecterons l’autre partie de l’île. (Juan)
Un marin le rejoint à l’avant du bateau.
-Capitaine, en longeant les falaises nous avons découvert quelque chose.
-Qu’est-ce que c’est ?
-Une sorte de porte dans la falaise.
L’Amiral les rejoint.
-Tu nous y conduiras demain. (J)
Dans leur cellule, Zia, Esteban et Tao sont couchés. Ils dorment. Esteban est agité, il est en plein dans un rêve.
--Rêve--
Fond noir : Le Grand Prêtre des Cités d’or apparaît en transparence :
« Esteban, le prophète voyageur n’est pas resté à la Cité d’or, il est reparti pour on ne sait où. Esteban ne sois pas triste, ne sois pas inquiet, tu as toi aussi ta propre route à continuer, pour devenir vraiment grand, vois-tu mon enfant, un fils doit dépasser son père . À propos, sais-tu qui t’a appelé Esteban, c’est vraiment un très joli nom, tu sais fils du soleil. »
« À propos, sais-tu qui t’a appelé Esteban, c’est vraiment un très joli nom, tu sais fils du soleil. »
« tu as toi aussi ta propre route à continuer »
« vois-tu mon enfant, un fils dois dépasser son père»
« le prophète voyageur n’est pas resté à la Cité d’or, il est reparti pour on ne sait où »
Esteban ouvre les yeux et se redresse. Il semble songeur.
Le lendemain matin. Esteban, Zia et Tao sont réveillés.
Un homme masqué entre dans la cellule. Il pointe du doigt Tao.
-Toi ! Viens avec moi !
-Pas question ! (T)
L’homme masqué saisit Tao et le sort de force de la cellule.
-Laissez-le ! (Z)
Il referme la porte. Tao est conduit dans une pièce remplie de parchemins et de quelques livres. Le Grand prêtre l’attend. Un autre garde masqué est présent.
-Prends place. (GP)
En montrant une longue table en argent.
-Je suis très bien debout !
-A ton aise. On m’a dit que tu savais lire l’écriture des anciens.
-Qui ? (T)
-Les deux Espagnols sont très bavards. Ils devaient penser que ça sauverait leur misérable vie… Ils ont eu tort.
-Vous avez intérêt à les laisser en vie.
-Ah oui ? De toutes façons, il est trop tard, je viens d’ordonner leur exécution.
Tao ne répond rien.
-Si je t’ai fait venir, c’est pour traduire… (GP)
-Ne comptez pas sur moi.
Un homme masqué entre dans la pièce. Le Grand Prêtre s’adresse à lui.
-Alors c’est fait ? (GP)
-Oui, Grand prêtre, les trois Espagnols ont été exécutés.
-Parfait.
Tao doit s’asseoir. L’homme masqué ressort de la pièce.
-Vous êtes un monstre. (T)
-Je respecte simplement les volontés de l’Empereur de l’Empire de Mû.
-Comment pouvez-vous parler en son nom et en celui de l’Empire ? Votre ignorance dépasse tout entendement, vous ne savez même plus lire l’écriture des anciens. (T)
Le Grand Prêtre fait quelques pas dans la pièce. Il saisit un livre et un tube en or dans une des grandes bibliothèques. Il pose le livre devant Tao.
-Ça te rappelle quelque chose ? (GP)
Il s’agit du livre de Tao.
-Nous l’avions trouvé dans le Condor, c’est le tien ?
-Oui.
-Tu as intérêt à nous le traduire si tu tiens à la vie.
-Ne comptez pas sur moi.
-Tu es têtu et pas très coopérant.
-Vous n’auriez pas dû tuer Sancho, Pedro et Mendoza.
-Tu te préoccupes encore de ces plaies ?
-C’est vous la plaie.
Le Grand prêtre commence à perdre patience.
-Vu que tu ne sembles pas tenir à ta propre vie, peut-être que tu seras plus sensible à celle de tes deux amis.
-Non ! Ne touchez pas à eux !
-Alors traduis !
-Très bien, je vais le faire.
-Te voilà raisonnable.
Le Grand Prêtre ouvre le tube en or (le signe du soleil est gravé dessus), à l’intérieur se trouve un parchemin.
-Traduis d’abord ce parchemin qui doit être d’une importance capitale.
Le Capitaine de Vaca, l’Amiral et un autre marin qui ouvre la marche longent une falaise escarpée les pieds dans l’eau.
-Nous y sommes bientôt ? (A)
-Oui. (M)
-Elle est pleine de surprise cette d’île. (JV)
Ils arrivent devant une grotte et y pénètrent. Pas loin de l’entrée se trouve une porte en métal (Le signe du soleil est aussi gravé dessus).
-C’est bien une porte. (A)
-Oui, c’est aussi ce que je pensais, mais il n’y a pas de poignée. (M)
-En effet. (JV)
Il observe la porte de plus près.
-Allons chercher un baril de poudre. (JV)
-Bonne idée. (A)
Tao s’est plongé dans la traduction du parchemin. Le Grand Prêtre le surveille. Tao lève la tête.
-Je n’arrive pas à me concentrer quand on m’observe.
-Tais-toi et traduis ça !
-Oui, oui !
Esteban et Zia sont toujours enfermés dans leur cellule.
-Mais qu’est-ce qu’ils fabriquent ? (E)
-Je n’ai aucune confiance en ce Grand Prêtre. (Z)
-Moi non plus Zia, je suis sûr qu’il ne nous a pas dit la vérité. (E)
De Vaca et ses deux hommes reviennent avec un baril (de moyenne grandeur). Ils déposent une trace de poudre sur une vingtaine de mètres.
-Voilà, nous sommes assez loin.
L’Amiral va placer le baril devant la porte et retourne avec les autres. Le marin frappe avec deux pierres à feu au-dessus de la poudre. Après quelques tentatives, la poudre prend. Ils vont vite se cacher derrière un rocher. La poudre en feu atteint le baril qui explose dans un bruit tonitruant. L’onde de choc fait trembler toute la « base ».
A la bibliothèque :
-Qu’est-ce que c’était ? (GP)
-Un tremblement de terre. (Garde1)
-Vous avez entendu ce bruit ? Ce n’est pas normal ! Ramenez Tao dans sa cellule ! (GP)
Le capitaine, l’amiral et le marin se dirigent vers la grotte.
-On a peut-être mis un peu trop de poudre. (A)
-Heureusement il n’y a pas eu d’éboulements. (JV)
La poudre est venue à bout de la porte et ils peuvent continuer. Ils marchent dans un couloir aussi en métal.
-C’est fascinant. Qui a bien pu construire un tel tunnel ? (A)
Le tunnel débouche sur une immense grotte où se trouve un lac souterrain et flottant dessus, un bateau, une copie conforme du « Solaris ».
-Regardez capitaine, cet étrange navire ! (M)
-Nous ne finissons pas d’être surpris ! (JV)
-Je me demande bien comment il fonctionne sans voile ? (A)
La terre tremble à nouveau, mais plus longtemps.
-Un tremblement de terre ! (M)
Après vingt secondes, le calme revient.
-Arf, on a oublié que Flore était une île volcanique, espérons que l’explosion de la poudre n’ait pas entraîné le réveil d’un volcan. (A)
-Il serait peut-être plus prudent de quitter cette grotte ? (M)
-Non, seulement si une autre secousse se produit, il faut visiter cet endroit. (JV)
Ils s’approchent du « Solaris ». Ils montent à bord à l’aide d’une passerelle.
-C’est fascinant ! (JV)
-A qui le dis-tu ! Il est en métal et il flotte ? ! (A)
Le Grand prêtre marche dans les couloirs avec trois hommes.
-Le volcan se réveille, j’en suis sûr maintenant, il faut nous préparer à partir ! (GP)
-Et les enfants ?
-Sauvez Tao, les autres ne m’intéressent pas ! (GP)
-Bien, Grand prêtre.
L’un des trois hommes les quitte. Le Grand prêtre entre dans une pièce qui semble être sa chambre. Il se dirige au fond de la pièce et soulève un tissu richement orné posé sur un vase, identique à celui de Tao… Il le cache sous sa tunique et se dirige vers une commode qui se trouve près de l’entrée. Il ouvre un tiroir.
-Disparu !
-Que se passe-t-il, Grand prêtre ?
-Les médaillons ont disparu !
-Comment ?
-Ce n’est pas possible, le Condor et maintenant les médaillons, vous n’avez pas dû tuer tout le monde, l’un d’eux à dû vous échapper ! (GP)
-Mais je vous assure, Grand prêtre, nous les avons tous tués, au village et… !
-Imbécile ! (GP)
Le Grand prêtre frappe le garde et sort de la pièce. Tao est jeté dans la cellule.
-Tao ! (Z)
-Ça va Tao ? (E)
-Ah les monstres. (T)
-Que se passe-t-il ? (Z)
-Ils ont tué Mendoza, Pedro et Sancho. (T)
-Quoi ? (E)
-Non, ce n‘est pas possible !(Z)
Zia est en pleurs. Esteban la prend dans ses bras.
-Mon peuple ne vaut pas mieux que les autres…Quels monstres. (T)
-Je ne peux pas croire que Mendoza soit mort… (E)
Un garde entre dans la cellule. Il saisit à nouveau Tao pour le sortir de la cellule. Il s’adresse excédé au garde :
-Bon, c’est pas fini à la fin ? Faut savoir ce que vous voulez !
Esteban tente de l’en empêcher, mais le garde le pousse violemment parterre.
-Bande de lâches ! (E)
Zia vient vers lui.
- Esteban… (Z)
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